Victoria Anna Tăuşan (Ana Bucur)

 

           Je viens d'apprendre avec tristesse en ce début d'année 2012 la disparition à Bucarest en décembre 2011 de mon amie Victoria Anna Tăuşan. 

 

          Elle vivait retirée. Sa santé ébranlée la contraignait à écrire moins qu'elle le désirait. 

 

          Elle était l'épouse de Marin Bucur, celui qui m'a formé aux études philologiques et à l'histoire littéraire, mon maître spirituel en quelque sorte. 

 

        J'avais lu avec enthousiasme l'Hymne roumain d'Anna. Très jeune je l'avais traduite et publiée chez Obsidiane (lire un fragment ). Elle avait co-édité avec Marin le dictionnaire des rimes d'Eminescu, et, en 1996 à la Fondation culturelle roumaine, l'anthologie Si je t'oublie, Jérusalem

 

          Traductrice de Claudel, Saint-John Perse, Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra), Hélène Vacaresco, elle avait publié également des essais sur Verlaine et Ion Pillat. 

 

          Victoria Anna Tăuşan laisse une importante oeuvre inédite, qui rejoindra probablement la bibliothèque de l'Académie roumaine.

 

          Anna, pour ne pas oublier, je récite:

 

"Pour l’élan de vos ailes, payé avec des pierres apportées sur Terre. 

Pour les impertinences permises aux enfants précoces, mais dans lesquelles vous œuvrez peu de temps."

(Victoria Anna Tăuşan, Hymne, I)

 

 

Publié sur wattremez.com le 07/01/2012:

 

 

Eurydice, by Joseph Edgar Boehm, 1834-1890.

Victoria and Albert Museum, London

Creative Commons 2.0

 

  (c) Michel Wattremez

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